Drogue ou médicament ? Quand des patients violent la loi pour se soigner avec des psychédéliques

La MDMA, principe actif de l'ecstasy, est l'une des trois substances prescrites actuellement dans le cadre de PAP en Suisse. (Crédits: EPA/Ennio Leanza).

En 2014, la Suisse est devenue le premier pays d’Europe spécialisé dans les psychothérapies assistées par psychédéliques (PAP). Si 2’000 autorisations exceptionnelles ont été délivrées par l’OFSP l’an dernier pour que ces drogues soient prescrites comme médicaments, l’offre légale demeure insuffisante face à la demande.

Résider en Suisse, souffrir de troubles mentaux résistants et avoir le portefeuille bien rempli: voilà quelques conditions nécessaires pour pouvoir « triper » en toute légalité. Alors qu’avec les USA, le Canada et l’Australie, notre pays s’est imposé comme un laboratoire d’avant-garde dans la recherche en psychiatrie, de nombreux patients n’ont pas encore été conviés à cette « révolution psychédélique ». Du moins, pas officiellement… Rencontre en vidéo avec Félix*, qui a soigné une dépression avec du LSD dans le cadre d’une PAP clandestine.

*Prénom d’emprunt

Par Etienne Di Lello

Ce travail journalistique a été réalisé pour le cours « Production de formats journalistiques innovants », dans le cadre du master en journalisme de l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel.

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