En Suisse, des milliers de travailleurs sans-papiers ne cotisent pas aux assurances sociales parce que leurs employeurs ne les déclarent pas. Pourtant, il s’agit d’une obligation légale. Une situation qui prive ces personnes de droits auxquels elles pourraient accéder. Rencontre avec Claudelina et une collaboratrice de la Fraternité (CSP Vaud), pour comprendre comment sortir de cette situation.
En Suisse, on estime entre 90 000 et 150 000 le nombre de personnes sans statut légal. La plupart travaillent, souvent dans des secteurs peu visibles comme le nettoyage ou les soins à domicile, mais ne cotisent pas. Leurs employeurs ont pourtant l’obligation de les déclarer aux assurances sociales. On parle alors de travail « au gris ». Mais dans les faits, beaucoup d’employeurs ignorent cette règle ou choisissent de ne pas la respecter. Et du côté des travailleurs, la peur d’être dénoncé aux autorités prime souvent sur la revendication de ses droits. Une crainte infondée car les assurances ont l’obligation légale de garder ces données confidentielles.
Avoir un numéro AVS ne suffit pas toujours à accéder à ses droits. Les démarches sont complexes et beaucoup y renoncent en cours de route. Claudelina en sait quelque chose. Pendant plus de dix ans, elle a dû compter sur ses propres ressources en attendant son permis de séjour. Pour les personnes dans cette situation, des structures existent comme des associations à but non lucratif ou des collectifs de sans-papiers, mais elles restent souvent trop peu connues.
Regarde notre réel Instagram pour en savoir plus:
Par Jiyana Tassin
Ce travail journalistique a été réalisé pour le cours « Production de formats journalistiques innovants », dans le cadre du master en journalisme de l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel.
