Sydney, 2000: 10 des 12 joueurs de l’équipe de parabasket n’est atteinte d’aucun handicap. Les conséquences de cette fraude sur l’histoire du sport adapté est sans précédant. Tour d’horizon des mesures créées depuis pour ré-intégrer les athlètes atteints de déficiences mentales dans les sports d’élite.
10 des 12 joueurs de l’équipe de parabasket espagnole se sont inventé un handicap aux paralympiques de Sydney, en 2000, et un journaliste infiltré révèle le scandale. Les joueurs s’étaient inscrits dans la nouvelle catégorie réservée aux athlètes atteints de déficiences intellectuelles. Ce qu’on connait moins bien, c’est les conséquences de cette fraude: les paralympiques referment déjà leurs portes aux athlètes en situation de handicap mental.
Alors, des alternatives se sont développées: les Virtus Global Games ont lieu tous les 4 ans et réunissent des athlètes d’élite dans 9 sports, soit 6 de plus qu’aux paralympiques. Pas sous une seule catégorie, comme c’est le cas aux paralympiques, mais sous 3 catégories: la première pour les athlètes atteints de handicap mental uniquement, la deuxième pour ceux atteints d’un handicap physique et mental et la troisième pour ceux sur le spectre autistique, sans déficience intellectuelle.
C’est ce système que Marc Truffaut, ex-président de la fédération internationale de sport adapté et actuel président de sa branche française, veut voir aux jeux d’hiver de 2030. Une situation en pleine négociation: d’après Truffaut, « tout doit être arrêté en 2027, puisque les parcours de qualification commencent en 2028. On a une année pour convaincre ». Alors, 30 ans plus tard, les athlètes en situation de handicap mental rechausseront-ils les skis?
