Lanceur·euses d’alerte en Suisse: que vaut vraiment la protection légale?

Les lanceurs et lanceuses d'alerte en Suisse risques beaucoup s'ils et elles parlents. Crédit photo : Pexels

On parle souvent des lanceur·euses d’alerte comme des héros ou des héroïnes de la démocratie. Mais en Suisse, la réalité juridique est beaucoup moins glorieuse. Et des personnes finissent licenciées, poursuivies ou contraintes de quitter le pays.

En Suisse, la protection des lanceur·euses d’alerte repose sur un système fragmenté et insuffisant. Premier facteur déterminant: le secteur d’activité. Dans le privé, aucune loi spécifique ne protège les employé·es qui dénoncent des pratiques illégales. Face à ce vide juridique, certaines entreprises en ont profité pour développer des plateformes de signalement anonymes destinées aux employé·es.

Dans le secteur public, il n’existe aucune loi fédérale, chaque canton doit donc décider. En Romandie, seul le canton de Genève s’est doté d’une loi dédiée à la protection des lanceur·euses d’alerte (LPLA). Mais le texte prévoit que les signalements doivent d’abord passer par la hiérarchie interne. Une approche vivement critiquée par l’organisation PublicEye.

Par Cassandra Genoud

Ce travail journalistique a été réalisé pour le cours « Production de formats journalistiques innovants », dans le cadre du master en journalisme de l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel.

Derniers articles de C'est réglé