Drogué.x.e à son insu : Une soirée avec Alex

dans Multimédia/Non classé/Numérique/Volée 13 par

Ces derniers mois, l’ombre du GHB, ou drogue de violeur, s’est abattue sur le monde de la nuit. Au travers de nombreux témoignages relayés par la presse, le grand public a découvert ou redécouvert l’ampleur d’un phénomène qui, malgré la composition des produits qui rend l’établissement des preuves compliqué, se développerait à grande échelle. La bataille entre collectifs féministes, établissements nocturnes et autorités policières et judiciaires est lancée.

Mais, que se passe-t-il vraiment lorsque l’on est drogué.x.e à son insu ? L’histoire d’Alex est inspirée de faits réels (que vous pouvez retrouver en fin d’article).

Cette vidéo sert d’illustration et le bar sur les images n’est aucunement impliqué dans des problèmes liés au GHB, à notre connaissance.

Alex se réveille ensuite dans son lit. Déboussolé.x.e, iel attrape son téléphone et écrit immédiatement à Margaux, sa meilleure amie. Suivez leur conversation ci-dessous.

Les symptômes décrits par Alex et par Sami sur l’expérience de son amie Clara sont typiques d’une intoxication au GHB: perte de mémoire, perte de contrôle, désinhibition, nausée… Tous ces effets arrivent très rapidement, quelques minutes à peine après l’ingestion. La victime a tendance à se sentir mal d’un coup.

Alors que faire dans ces situations ? Margaux a raison quand elle affirme que le produit disparaît rapidement de l’organisme: moins de 6 heures dans le sang, 12 heures dans l’urine. Mais le GHB n’est pas la seule substance utilisée. Certains autres produits sont détectables plus longtemps. Sans certitudes d’intoxication cependant, il est très difficile d’entamer une procédure judiciaire. Les détails, ci-dessous.

Ils et elles témoignent

D’abord en tant que victimes. Vous avez vécu l’histoire fictive d’Alex mais voici quatre témoignages de victimes bien réelles.

Pour comprendre l’envers du décor, vous pouvez aussi écouter le récit d’une employée en boîte de nuit. Qu’est ce qu’on ressent devant une foule, en sachant que parmi elle, une personne en drogue d’autres délibérément ?

Finalement et face à cette réalité, Ines Rezki porte la voix des collectifs féministes qui ont décidé d’agir. Elle explique pourquoi elle et les autres membres du mouvement Engageons les murs à Genève ont décidé de lancer un appel au boycott. Cette méthode d’action fait écho à d’autres appels faits à l’échelle européenne.

Attention, certains propos peuvent choquer.