Présentation

Si la Suisse était incarnée en une personne, ce serait bien en Céline Stegmüller. Son nom de famille évoque un côté alémanique, mais elle a choisi de s’installer dans la partie romande du pays, après avoir quitté son Tessin natal. À Lausanne, puis à Neuchâtel, Céline s’est toujours trouvée à proximité d’un lac. Ça tombe bien, le panorama l’apaise.

Ses valises, elle ne les a pas posées qu’en Suisse: sept semaines en Californie, neuf au Cambodge et deux mois en Allemagne. Elle y apprend les langues, les autres coutumes et surtout, elle y tisse des liens. Aujourd’hui, Céline garde un œil sur l’établissement qu’elle a fréquenté au Cambodge, et guide les volontaires qui s’y intéressent. Ses voyages à elle l’amènent désormais vers d’autres destinations. Sur son sac à dos, elle épingle les patches des pays traversés. Aucun doute que l’on n’en verra plus le tissu un jour.

Difficile de parler d’elle sans évoquer sa passion pour le cinéma. Elle en a même fait son bachelor! La culture en général l’intéresse, si bien qu’elle décide de faire ses premières armes en journalisme. Elle écrit sur les livres, le théâtre ou encore les films pour la revue L’Agenda. Sa plume, elle l’exerce aussi en italien pour La Rivista di Locarno, pour laquelle elle écrit toujours en parallèle à l’AJM. Grâce à ce Master, Céline apprend aussi à être une parfaite camerawoman. La bulle, la balance des blancs et l’exposition n’ont plus de secrets pour elle. «Silence, on tourne !».

Et si Tintin ne peut pas se séparer de Milou, Céline ne peut pas se séparer du chocolat. Dans son sac, la Tessinoise a toujours une plaque sur elle, qu’elle soit faite maison ou achetée. «Tout chocolat est bon». Fille de pâtissiers-boulangers, elle garde comme séquelles le plaisir des douceurs.

par Rebecca Garcia