Encore discrète dans l’arène médiatique, l’AJM est mon tremplin.

Quel est le rapport entre la Poste Suisse, la géologie, le Bangladesh et l’anthropologie? Une curiosité sans frontière, qui a guidé mes pas jusqu’à l’Académie de Journalisme et des Médias.

Depuis 2004, c’est par les chemins de traverse que j’ai rejoint la grande route du journalisme ; après l’obtention, en 2010 à Neuchâtel, d’un Bachelor en Sociologie et Géologie qui a pour mérite de combler mon égal intérêt pour les sciences de la terre et le monde social, j’emprunte ce chemin de terre du côté de Zollikofen. C’est une impasse… Mais ce début de Master engagé en sciences agronomiques et forestières m’offre un épatant détour de six mois dans l’aide au développement au Bangladesh, dont je reviens décidée à décortiquer la société des hommes et des femmes. J’entame donc un master en anthropologie à Lausanne. Mais nécessité fait loi, je mène une vie professionnelle en parallèle. Celle-ci se traduit par une exploration de 7 ans, pour découvrir le monde en jaune, en tant que factrice à la Poste à Neuchâtel.  Riche de cette expérience, je rédige, dans le cadre de mes études d’anthropologie,  un mémoire sur la numérisation du métier de facteur. Nous sommes en 2015.

Deux ans passent : je travaille encore à la Poste en tant que suppléante de formation. Charlie Hebdo a été attaqué, Trump devient président, l’Hebdo disparait, Arcinfo distribue son titre le dernier jeudi de chaque mois à tous les ménages de Neuchâtel. Il est temps de prendre le parti de l’article 17 de la Constitution fédérale de la Confédération Suisse! Et je m’en réjouis.

J’ai une fille merveilleuse de 4 ans. Je veux qu’elle grandisse dans un monde libre, ou du moins dans un monde où l’on peut défendre sa liberté.