Présentation

Le réveil sonne. On peut discuter de mes goûts musicaux, mais la sentence est immuable: c'est parti pour 1'440 minutes d'une journée bien remplie. Enfin presque, juste le temps de repousser de quelques minutes l'heure fatidique, question de principe. Je suis du genre hyperactive, parce qu'incapable de choisir, alors je fais tout. Sauf dormir. J'aime cette effervescence!

Mes convictions façonnent indéniablement le regard que je porte sur le monde qui m’entoure. Elles se traduisent par une envie d’aller à la rencontre de l’autre, un refus de cantonner mon univers aux frontières du pays qui m’a vu naître. Ce qui ne m’empêche pas d’être une fan inconditionnelle de Roger Federer et de n’avoir jamais raté une marmite de l’Escalade, genevoiserie oblige.

Je multiplie rapidement les engagements associatifs. Au gré des rencontres, je déconstruis l’hétéronormativité, je soutiens une agriculture locale et responsable, je marche aux côtés de la fonction publique. Plus récemment, je donne des cours de français pour allophones à Genève.
Autant de mains tendues pour un idéal, celui d’une société plus inclusive et plus responsable. Et je pense que les médias ont un rôle à jouer sur ce long chemin.

Mon idéal journalistique n’est sans doute pas totalement insensible au petit reporter blond dont les aventures ont jalonné mon enfance. Comme lui, maturité en poche, je pars à la rencontre du vaste monde. Du Brésil à la Nouvelle-Zélande, je m’émerveille devant la beauté et la fragilité de notre environnement. C’est décidé, ce sera un bachelor en biologie-ethnologie à l’Université de Neuchâtel.

Mais parallèlement à mes études, mes envies de journalisme mûrissent, se font insistantes. Elles s’incarnent dans de nouvelles figures, éclectiques elles aussi, allant de la presse locale aux médias internationaux. Je décide de changer de voie, tout en gardant le même cap. Je crois en la valeur ajoutée d’un journalisme éclairé, qui porte sur l'actualité un regard critique et ne perd pas de vue ses valeurs éthiques.