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La patate suisse surfe sur la pandémie

dans Economie/Multimédia/Volée 13 par

La pandémie a ébranlé le marché de la pomme de terre suisse. D’un côté, les producteurs de pommes de terre fraîches ont vécu un véritable boom de la consommation. De l’autre, les producteurs de frites ont subi d’énormes pertes liées à la fermeture des restaurants.

45 kg de pommes de terre par an! C’est la consommation moyenne estimée par habitant en Suisse. Et ce chiffre est en augmentation depuis le premier semi-confinement. En mars 2020, Ruedi Fischer, président de l’Union suisse des producteurs de pommes de terre (USPPT), parlait même d’une augmentation de 10 à 15% de la consommation de pommes de terre.

La consommation a augmenté, car les Suisses et Suissesses ont plus de temps pour cuisiner chez eux. Aujourd’hui, on assiste à une diminution de la consommation. Mais les chiffres sont toujours plus élevés qu’en temps normal.

Ruedi Fischer, président de l’USPPT

Quand la patate surfe, la frite coule

C’est l’effet domino. Parallèlement au succès de la patate fraîche, la fermeture des restaurants a entraîné une crise sur le marché de la patate transformée. La frite en fait les frais.

À écouter:

L’année prochaine s’annonce cruciale. Si la récolte des variétés de pommes de terre destinées à la frite est trop bonne, les agriculteurs en payeront le prix.

Nora Foti et Noemi Cinelli

Ce travail journalistique a été réalisé dans le cadre de l’atelier audio-vidéo du Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM) de Lausanne, en collaboration avec l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel.

Avec le soutien de la fondation Jordi pour le journalisme.

Photo à la une: Pixabay

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