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Changements climatiques : de l’alarmisme au journalisme de solutions ?

dans Perugia2018/Réinventer/Volée 10 par

Le journaliste responsable de la rubrique environnement d’Al-Jazeera Nick Clark a présenté mercredi le résultat d’une immersion de trois mois en antarctique au Festival International du Journalisme de Perugia. L’occasion de s’interroger sur le rôle futur du journalisme dans la cause environnementale.

Des manchots bien à la peine sur leur iceberg, des scientifiques qui récoltent des échantillons de neige dans des éprouvettes et des touristes qui souillent la banquise. Ces images, ce sont celles du reportage de Nick Clark. Il a embarqué à bord du bâteau de Greenpeace pour un voyage de trois mois en antarctique dans le but de mettre au jour les pressions que subissent les pôles.

Le problème, c’est que ce genre de reportage semble gentiment arriver à bout de souffle. La preuve encore ce mercredi. En dépit des belles images proposées, des informations très précises sur les mécanismes qui détruisent les grandes étendues glacées, le message reste le même. La planète souffre. Et cela en grande partie à cause de l’activité humaine.

Changer de discours pour conserver les lecteurs

Si journalisme et cause environnementale ont toujours tiré profit l’un de l’autre, les contours de cette collaboration pourraient bien être amenés à évoluer dans les années à venir. Les lecteurs sont saturés des mauvaises nouvelles et connaissent le refrain alarmiste sur le bout des doigts. Corollaire : il est de plus en plus compliqué de capter leur attention.

Selon Le Figaro “il est question de revenir à un journalisme utile, pour ne pas rester dans la simple dénonciation. L’idée est de rétablir l’équilibre de l’information, en dépassant la simple description des problèmes pour enquêter sur les initiatives vérifiées” Le temps du journalisme de solutions est venu. Le temps de préférer les alternatives aux problèmes dans les médias. Et surtout le temps de concerner la population avec ce qui est entrepris pour tenter de faire changer les choses.

Gabriele Salari, le porte-parole de Greenpeace, s’est chargé d’animer la vidéoconférence avec Nick Clark. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait du discours des journalistes sur le sujet environnemental et s’il croyait en l’avenir du journalisme de solution.

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