La chasse aux « fake news » s’organise

dans Journalisme+/Multimédia/Volée 9 par

Depuis octobre 2016, les « fake news » sont partout. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il a pris une ampleur incroyable. Une ampleur telle que des géants de l’information et de la technologie comme Google, Facebook, Le Monde, l’AFP, Twitter et d’autres créent leurs propres outils ou s’associent pour juger la véracité et la fiabilité des informations.

Nous allons examiner ces outils de plus près pour comprendre leurs logiques, les acteurs qui sont derrière ces nouveaux juges de l’information et les enjeux liés au contrôle de ces sites. Peut-on parler d’un filtrage illégitime de l’information? Le public en profite-t-il ou est-ce juste un moyen pour les journalistes de crédibiliser leur travail? Après la lecture de cet article, personne ne pourra plus vous duper!

Commençons par le passage obligé… la définition:

Des outils efficaces…

Après le Brexit et l’élection de Donald Trump, Le Monde, les agences de presse et Facebook, créent donc des outils pour traquer les « fake news » dans le flot continu d’informations. Google est le dernier à s’être lancé dans cette traque. Petite histoire et présentation de ces outils:

…Mais critiqués

Le Décodex en particulier est loin de faire l’unanimité. Les reproches émanent principalement de Jacques Sapir (un économiste français), Olivier Ertzscheid (chercheur en sciences de l’information et de la communication) ou encore du collectif SavoirsCom1 (engagé pour le développement de politiques et d’initiatives liées aux biens communs de la connaissance). Certains médias comme Libération et l’Obs attribuent également plusieurs défauts à cet outil.

La carte ci-dessous synthétise les principales critiques adressées au Décodex et rappelle tout de même pourquoi cet outil reste utile, à condition d’adopter une posture réflexive.

 Et si ces outils ne suffisent pas…

3 astuces pour repérer les fake news

Comment éviter la désinformation à l’heure des « post-vérités »? Comment être sûr de ne pas partager une fausse information sur Facebook et donc éviter de participer à la diffusion de ces rumeurs ? Il existe des outils de vérifications comme on l’a vu précédemment mais 3 simples interrogations vous aideront déjà à éviter les pièges.

1. Qui me parle ?

Quand on arrive sur une page internet, la première chose à faire est de savoir qui est l’auteur de l’article. Il y a souvent un onglet « auteur »ou « à propos » qui en dira plus sur celui qui communique le message. Pour compléter cette recherche, vous pouvez aussi taper le nom de l’auteur sur Google pour avoir des informations supplémentaires.

Si vous êtes sur un réseaux social, vous pouvez aussi regarder si l’auteur a un compte « vérifié ». Ce sont des comptes sur lesquels le réseau social a enquêté pour vérifier son identité. Ils ont un petit « vu » bleu à côté de leur nom.

Il faut aussi vérifier les images. Un clic droit sur une image vous donnera plus d’informations quant à sa provenance.

via GIPHY

2. Est-ce qu’il y a des signes alarmants ?

Quand un article commence ou finit par des formules comme « faites tourner » ou « diffusez à tous vos contacts », c’est justement qu’il faut s’en méfier! C’est le même principe que les chaînes qui circulent par e-mail ou par SMS.

On notera aussi le célèbre « Les médias n’en parlent pas mais… » qui est souvent révélateur d’une fausse information.

Un autre indice potentiel serait une quantité importante de fautes d’orthographe, de conjugaison ou de syntaxe. Là aussi c’est le même principe que lorsque vous recevez un e-mail rempli de fautes. Une ou deux erreurs, c’est possible, mais plus le document en est truffé, plus il devient douteux.

Petit résumé de ce qu’il faut regarder sur un site:

3. Suis-je vraiment sûr(e) de la véracité de cette information ?

En cas de doutes, adoptez la prudence: si vous n’êtes pas certain qu’une information est vraie, ne la partagez pas. De cette manière, vous ne participerez pas à la diffusion de fausses informations. Croiser les sources en allant voir plusieurs médias est aussi une bonne méthode de vérification.

Cela peut sembler logique et facile, mais pour l’instant aucune solution n’a réellement été trouvée pour éradiquer les fake news.

A vous de jouer! Faites le quizz et chassez les fake news!


Mélanie Beney, Marceline Michon et Amandine Rosset.

 

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