La pharmacie malade de la crise

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Les pharmacies suisses ne sont plus rentables. Certaines ferment et d’autres s’associent pour tenir le coup. « La pharmacie de la crise », un reportage de Temps Présent (réalisé avec la participation d’étudiant.e.s de l’AJM), qui illustre la réalité de nos officines.

Aujourd’hui 30% des pharmacies ne sont pas rentables en Suisse. Avec les baisses successives du prix des médicaments voulues par le Conseil Fédéral, le pharmacien voit d’année en année diminuer la rentabilité de son officine. Les indépendants comme les pharmacies de groupe ont des difficultés. Les salaires et les effectifs en personnel diminuent, certaines pratiques de marketing frisent le code et risquent de ruiner la confiance du consommateur. Bref, la pharmacie de papa c’est fini !

Apparemment  on a épongé tout ce qu’on pouvait du côté du prix des médicaments. Mais aujourd’hui les pharmaciens se plaignent de marges insuffisantes pour faire tourner leurs officines. Il faut préciser que les coûts des médicaments remboursés par les caisses maladies correspondent au 10% des coûts de la santé, un chiffre stable aujourd’hui.

Jusque dans les années 90 les pharmacies ont vécu un âge d’or. En 2001 une loi voulue aussi par les pharmaciens eux-mêmes a permis de rendre la situation plus transparente et en même temps de faire baisser les prix. Aujourd’hui le salaire du pharmacien est couvert par des taxes (4.30 et 3.25). Le médicament peut coûter 10 francs ou 10’000 francs, la taxe est invariable.

On compte plus de 1700 pharmacies en Suisse. Pourtant il y en a encore qui ouvrent malgré la crise qui voit les revenus des pharmaciens rabotés toujours un peu plus chaque année. Des pharmacies sont rachetées par des groupes, d’autres fusionnent avec l’officine d’à côté.

Des pharmaciens qui se retrouvent à travailler seuls dans leur officine. D’autres qui se voient obligés de vendre des produits qui ne correspondent plus à leur métier de pharmacien. Des jeunes pharmaciens essaient d’imaginer la pharmacie du futur où leur rôle deviendra plus important. Le pharmacien de demain pourra vacciner, aiguiller son patient vers la télémédecine, le suivre dans son adhésion au traitement.


Reportage de Temps Présent réalisé avec la participation de 5 étudiant.e.s de l’AJM
Diffusé le 15 janvier 2015 sur la RTS

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